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Neige

Quelques flocons ont soudainement transformé la ville. Çà et là, seules les dernières traces de l’automne, restent visibles.

NEIGE (1)

NEIGE (2)

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Dans mon carnet d’automne, il y a l’odeur tiède et âcre des sous-bois, les tapis de bogues aux pieds des châtaigniers, l’amanite et la girolle.

L’averse y bouscule l’or et le carmin et, de page en page, consciencieusement, les grues cendrées calligraphient leur migration.

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De jour en jour, d’heure en heure, le bruit des feuillages se fait plus épais. Enfin, un beau matin, je m’aperçois que la forêt de chênes taillis est recouverte uniformément d’une écume couleur d’absinthe. J’ai encore raté l’arrivée des feuilles nouvelles. Elles sont là, déjà dentelées. Alors, en une semaine, les dés sont jetées : les orages s’éloignent; les vents se calment, le ciel se découvre, le soleil s’installe, les joies cherchent lentement ceux qui sont destinés à jouir d’elles, et les trouvent. Le printemps est arrivé.

Le printemps en Haute Provence – Jean Giono.

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Un écran vert a remplacé, à la fenêtre de la cuisine, le fouillis gris des bois d’hiver.

Pierre Bergounioux – Carnets de notes 2001-2010, p. 991.

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Ciel bleu et douceur de l’air. Le lézard a pointé son nez entre les pierres du mur, le papillon cherche les fleurs, rares encore, mais on découvre aujourd’hui des bourgeons entrouverts, hier inexistants.

Personne n’est dupe mais tout le monde profite de ce pas de côté de l’hiver.

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« Enhardi par la précocité fallacieuse de certains printemps, il m’est bien arrivé de me lancer à l’étourdie sur des routes ronflantes comme des meules à aiguiser la bise et d’y perdre l’équilibre dans des combes laquées par le verglas ».

Jacques Réda, Recommandations aux promeneurs, Gallimard, 1988, p 43.

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… J’erre aux forêts où pendent les frimas :
Interrompu par le bruit de la feuille
Que lentement je traîne sous mes pas,
Dans ses pensers mon esprit se recueille.
Qui le croirait ? plaisirs solacieux,
Je vous retrouve en ce grand deuil des cieux :
L’habit de veuve embellit la nature.
Il est un charme à des bois sans parure…

François-René de Chateaubriand (1768-1848), Tableaux de la nature.

givre

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Contretemps

Au parc, les jardiniers de la ville s’activent avant les grands froids tandis que le vulcain s’offre un dernier bain de soleil.

Avisant mon appareil photo, l’un des jardiniers me lance : « C’était magnifique il y a quinze jours. » S’agit-il de l’expression d’une empathie, d’une complicité, de regrets sincères lâchés à l’adresse, en quelque sorte, d’une consœur, d’une professionnelle, comme lui, de la nature et du regard, ou d’une remarque malicieuse, presque condescendante, voire d’un reproche pour n’avoir pas su être là où il fallait quand il fallait, afin de saisir, au paroxysme de leur splendeur, les lumières et les couleurs d’un automne dont il serait, d’une certaine manière, l’artisan.

Quoi qu’il en soit, nullement découragée, je poursuis ma balade, à la recherche des ultimes beautés, plus subtiles, plus discrètes, qui s’entêtent et s’attardent sous la lame glacée de l’hiver pour en contester, pendant quelques jours encore, la victoire et la suprématie.

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Nul besoin de calendrier, jours écourtés et températures fraîches, l’arbre sait que l’hiver approche et qu’il doit s’y préparer.

Les feuilles s’éclipsent avec élégance.

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