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Posts Tagged ‘printemps’

De jour en jour, d’heure en heure, le bruit des feuillages se fait plus épais. Enfin, un beau matin, je m’aperçois que la forêt de chênes taillis est recouverte uniformément d’une écume couleur d’absinthe. J’ai encore raté l’arrivée des feuilles nouvelles. Elles sont là, déjà dentelées. Alors, en une semaine, les dés sont jetées : les orages s’éloignent; les vents se calment, le ciel se découvre, le soleil s’installe, les joies cherchent lentement ceux qui sont destinés à jouir d’elles, et les trouvent. Le printemps est arrivé.

Le printemps en Haute Provence – Jean Giono.

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Un écran vert a remplacé, à la fenêtre de la cuisine, le fouillis gris des bois d’hiver.

Pierre Bergounioux – Carnets de notes 2001-2010, p. 991.

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Ciel bleu et douceur de l’air. Le lézard a pointé son nez entre les pierres du mur, le papillon cherche les fleurs, rares encore, mais on découvre aujourd’hui des bourgeons entrouverts, hier inexistants.

Personne n’est dupe mais tout le monde profite de ce pas de côté de l’hiver.

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« Enhardi par la précocité fallacieuse de certains printemps, il m’est bien arrivé de me lancer à l’étourdie sur des routes ronflantes comme des meules à aiguiser la bise et d’y perdre l’équilibre dans des combes laquées par le verglas ».

Jacques Réda, Recommandations aux promeneurs, Gallimard, 1988, p 43.

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La saison s’avance mais on trouve encore des crosses de fougère à photographier et à déguster.

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Des gourmets, amateurs de nature, font la cueillette de cette plante sauvage, pourtant toxique pour l’homme et les animaux.

Bon nombre d’espèces de fougères sont protégées mais on peut ramasser la fougère aigle, faiblement toxique, que l’on trouve partout dans nos sous-bois.

Le taux de dérivés de cyanure augmentant avec la maturité, il faut choisir uniquement de très jeunes pousses de 10 à 15 cm. Elles se mangent cuites après une longue préparation pour enlever les toxines et le mucilage.

On les apprécie au Canada, on en raffole en Asie, au Japon, en Corée, aux Philippines où on les consomme fraîches ou séchées.

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Il est revenu le grand printemps.
Le sud s’est ouvert comme une bouche. Ça a soufflé une longue haleine, humide et tiède, et les fleurs ont tressailli dans les graines, et la terre toute ronde s’est mise à mûrir comme un fruit.
L’escadre des nuages a largué les amarres. Ça a fait un grand et long charroi de nues qui montaient vers le nord. Ça a duré ; à mesure, on sentait la terre qui se gonflait de toutes ces pluies et de la vie réveillée de l’herbe. Enfin, une belle fois, on a vu bouillonner le ciel libre sous la poupe du dernier nuage.
Il est resté pourtant une balayure de ciel et elle flotte, accrochée au clocher d’Aubignane comme un linge autour d’une pierre dans un ruisseau.
On est là ; on n’ose pas encore commencer la peine de printemps, prendre la bêche ou le sac aux semences, commencer ; on n’ose pas. Il peut pleuvoir encore, d’un moment à l’autre ; on est directement sous le halètement du grand nuage, et le jeune jour blond est encore tout tremblant d’éclairs
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Regain – Jean Giono.

 

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Pâques, sa fraicheur, son ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle et ses bruines importunes et sans fin qui abolissent les efforts du printemps.

A quelque chose, pourtant, malheur est bon et les enfants, privés de promenade, ont sorti les boites de couleurs pour peindre les œufs de Pâques.

Tandis qu’ils rivalisent de créativité avec les chocolatiers, j’ai moi aussi décoré des œufs mais, à la couleur, j’ai préféré la décoloration.

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Retour en images sur les gelées empoudrées du mois de janvier, au petit matin.

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Mais à présent, Mars s’invente un printemps.

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Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Alcools. Guillaume Apollinaire (1880 – 1918)

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