Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Littérature’ Category

Saint Cirq-Lapopie, village médiéval surplombant le Lot, première étape sur la route des vacances.

Saint Cirq-Lapopie, où, un jour de 1950, André Breton a cessé de se désirer ailleurs.

(Cliquez sur les photos pour les agrandir).

st_cirq_lapopie (1)

Vue d’ensemble du village de St Cirq-Lapopie (Lot).

st_cirq_lapopie (3)

st_cirq_lapopie (2)

st_cirq_lapopie (4)

maison-andre-breton

Maison d’André Breton.

st_cirq_lapopie (5)Sur l’autre rive du Lot et depuis la terrasse de notre hôtel, vue sur la falaise et l’église fortifiée.

hotel_st-cirq_f2

Hôtel « Le Saint Cirq », la Tour-de-Faure.

hotel_st-cirq_f1

A l’heure du petit déjeuner.

Read Full Post »

L’œil s’habitue. Trop d’images ?

Tout semble en place, à sa place. On ne voit plus le détail, l’insolite, le décalé.

Pourtant, en marchant dans la ville, le cocasse, l’incongru, l’inattendu, le burlesque  me cueillent encore au coin de la rue. Par chance, j’ai quelquefois le Reflex !

The question is not what you look at, but what you see. Henry David Thoreau.

Journal, August 5th 1851.

street

En voiture, c’est certain, on ne va pas s’y aventurer. Un sens interdit flanqué d’un panneau “route barrée”, ça fait réfléchir.

Le piéton quant à lui, reste perplexe. Il hésite encore. Trottoir de droite, trottoir de gauche ?

street_2

Endroit idéal pour un ravalement de façade.

Read Full Post »

It was one of those March days when the sun shines hot and the wind blows cold : when it is summer in the light and winter in the shade.

Great Expectations, chap. 46. Charles Dickens.

Le charme du mois de mars réside dans son impatience et son impétuosité à changer l’état du ciel. En une journée, il nous offre tout ce dont il est capable.

Pluie, soleil, neige puis… pluie.

Vent et grêle, SOLEIL ! Bourrasque.

Son innovation, sa créativité, s’avère illimitée.

-oOo-

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

march3

-oOo-

march_2013

-oOo-

Cornouiller officinal.

cornouiller_officinal

-oOo-

Fleurs de Stachyure précoce, repas du Vulcain.

papillon

-oOo-

Fleur d’Edgeworthia papyrifera.

edgeworthia_papyrifera

Les photos de fleurs ont été prises au jardin botanique, le deuxième week-end de mars, juste avant les chutes de neige.

Read Full Post »

La femme remonte à la plus haute antiquité. (…) C’est elle qui reçoit le facteur, qui reprise les chaussettes et fait le catéchisme aux enfants.

femme_2Spectacle en plein air, Santa Fe, Nouveau-Mexique, août 2012.

La femme se compose essentiellement d’un chignon et d’un sac à main. C’est par le sac à main qu’elle se distingue de l’homme. Il contient de tout, plus un bas de rechange, des ballerines pour conduire, un parapluie Tom Pouce, le noir, le rouge, le vert et la poudre compacte, une petite lampe pour fouiller dans le sac, des choses qui brillent parce qu’elles sont dorées, un capuchon en plastique transparent, et la lettre qu’on cherchait partout depuis trois semaines. Il y a aussi, sous un mouchoir, une grosse paire de souliers de montagne. On ne s’expliquerait pas autrement la dimension des sacs à main.

femme_4Spectacle en plein air, Santa Fe, Nouveau-Mexique, août, 2012.

La femme a trois sortes de chichis  : les grands chichis, les moyens chichis, et enfin pas de chichis du tout.

macha_merylLa comédienne Macha Meryl, lors d’une prestation en plein air, Limoges, 2012.

femme_6L’actrice Anne Richard, au salon du livre de Limoges, 2012.

A peine sèche, le coiffeur l’enferme au fond de sa cave. A côté de vingt-cinq autres femmes. Sur des fauteuils. Toutes immobiles. Comme des poupées. Comme des momies. Dans un drap blanc. On peut les voir par un soupirail : mauves ou vert Nil, parfois même vert pistache, dans un éclairage au néon. On dirait des mortes dans leur tombe, c’est un sous-sol de science-fiction. Tout le long de cette chambre des supplices, elles sont coiffées jusqu’au menton de casques gaulois reliés à des souffleries par un système de tuyauteries qui s’apparente aux tubulures de l’hélicon. Dans cet attirail scientifique, elles ressemblent à s’y méprendre à des scaphandriers, à des ordinateurs, à des Martiens, à des contrebasses, au réduit du chauffage central. On dirait des mégathériums branchés sur des sarrussophones. On croit avoir épousé une jeune fille, on s’est marié à un alambic.

(…) Résumons-nous. La femme a joué de tout temps un rôle très important dans la survie de l’espèce humaine. Tout homme, sans elle, serait un orphelin.

Extraits d’Histoire des femmes, tiré des « Dernières nouvelles de l’homme » d’Alexandre Vialatte (1901-1971).

femme_1

Une passante, Toulon, juillet 2012.

Read Full Post »

La Jacinthe

Robert DESNOS
Recueil : « Chantefleurs »

.

Toutes les lampes sont éteintes.
Comment voulez-vous que je voie
Combien vous me montrez de doigts ?
Dans la nuit fleurit la jacinthe,
Il fait froid,
Les lampes sont éteintes,
Prenez la jacinthe.

deco -f

deco1 - f

Read Full Post »

Ce week-end, alors que la quasi-totalité de la France redoutait de nouvelles chutes de neige, je l’attendais avec impatience.

Depuis quelques hivers, elle se fait rare chez moi. Qu’on nous l’annonce enfin, un dimanche qui plus est, quelle aubaine !

Chose promise, chose due. Il a neigé… le matin seulement mais suffisamment dru pour ne pas mettre un appareil photo dehors !

En début d’après-midi, fin des hostilités. La neige cesse et la blancheur est là, uniforme, vierge de toute trace de pas. Plus de temps à perdre, je suis prête, j’enfile les après-ski, tire derrière moi la porte et entre au Canada, fière comme… Artablanc !

Seulement voilà, très vite je m’aperçois que ce n’était qu’un prêt, une location de quelques heures, un échantillon d’hiver, un test, en quelque sorte.

En un rien de temps la moquette immaculée du matin s’effiloche, se transforme en une serpillère grisâtre et dégoulinante, éclaboussant les rares passants à la démarche incertaine et cocasse.

La sortie photos tant espérée tourne court. Déçue, je me surprends à fredonner : Mais où sont les neiges d’antan ?

neige_f

« Ballade des dames du temps jadis », François Villon.

Read Full Post »

Les récentes chutes de neige et les fortes gelées matinales voudraient nous faire croire à l’hiver. Il n’en est rien, le calendrier le dément, l’automne, même malade, est là, pour quelques jours encore.

Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume Apollinaire

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

automne_malade_2

automne_malade_3

automne_malade_f

Au premier plan,  érable palmé (acer palmatum matsumurae) du Japon.

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »