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Archive for the ‘Littérature’ Category

En attendant l’hiver, on profite encore des orangés des dernières capucines.

automne (1)

Au jardin, les toupies de potimarrons, aux couleurs rouge brique, réinventent le décor.

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L’automne

Lâche comme le froid et la pluie,
Brutal et sourd comme le vent,
Louche et faux comme le ciel bas,
L’automne rôde par ici ;
Son bâton heurte aux contrevents ;
Ouvre la porte, car il est là.
Ouvre la porte et fais-lui honte…

Car je le connais bien, c’est lui
Qui vint l’autan avec des phrases,
Avec des sourires et des grappes,
Parlant du bon soleil qui luit,
Du vent d’été qui bruit et jase,
Du bon repos après l’étape ;

Il a soupé à notre table
–  Je le reconnais bien, te dis-je,
Il a goûté au vin nouveau,
Puis on l’a couché dans l’étable
Entre la jument et le veau :
Le lendemain, l’eau était prise ;
Les feuilles avaient plu sous la gelée.
–  Ferme la porte et les volets.

Qu’il passe son chemin, au moins,
Qu’il couche ailleurs que dans mon foin,
Qu’il aille mendier plus loin.
Avec des feuilles dans sa barbe
Et ses yeux creux qui vous regardent
Et sa voix rauque et doucereuse ;
À d’autres ! moi, je le reconnais,
Qu’il s’attife d’or ou qu’il gueuse.
–  Rentre la cloche : s’il sonnait !
Prépare une flambée : j’attends
Le vieil hiver au regard franc.

Francis Vielé-Griffin (« La Clarté de vie » – Mercure de France, 1897)

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Voici que la saison décline

Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

Août contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.

Victor Hugo (1802-1885).

Au jardin, on goûte encore les plaisirs de l’été !

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Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve ; c’est un tigre qui me dévore, mais je suis le tigre ; c’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.

J.L. Borges, « Nouvelle réfutation du temps », 1947.

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Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

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Nous passons notre vie

A renverser les heures

Nous inventons le temps.

Paul Eluard, « La rose publique », 1934.

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J’aime l’objet mais n’en porte jamais. Récemment achetée dans une brocante, cette montre me plaît beaucoup. Elle invite le temps à faire une pause.

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La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Les Fleurs du MalCharles Baudelaire (1821-1867).

 Cliquez sur les photos pour les agrandir.

silene-coronariaLes coquelourdes (silene coronaria) de mon jardin.

magnolia_soulangeanaMagnolia soulangeana.

coeurs_de_marieMes cœurs de Marie.

arbre_de_judeeArbre de Judée.

paquerettePâquerettes du jardin.

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La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Paul Eluard, L’amour la poésie, 1929.

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Saint Cirq-Lapopie, village médiéval surplombant le Lot, première étape sur la route des vacances.

Saint Cirq-Lapopie, où, un jour de 1950, André Breton a cessé de se désirer ailleurs.

(Cliquez sur les photos pour les agrandir).

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Vue d’ensemble du village de St Cirq-Lapopie (Lot).

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Maison d’André Breton.

st_cirq_lapopie (5)Sur l’autre rive du Lot et depuis la terrasse de notre hôtel, vue sur la falaise et l’église fortifiée.

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Hôtel « Le Saint Cirq », la Tour-de-Faure.

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A l’heure du petit déjeuner.

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L’œil s’habitue. Trop d’images ?

Tout semble en place, à sa place. On ne voit plus le détail, l’insolite, le décalé.

Pourtant, en marchant dans la ville, le cocasse, l’incongru, l’inattendu, le burlesque  me cueillent encore au coin de la rue. Par chance, j’ai quelquefois le Reflex !

The question is not what you look at, but what you see. Henry David Thoreau.

Journal, August 5th 1851.

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En voiture, c’est certain, on ne va pas s’y aventurer. Un sens interdit flanqué d’un panneau “route barrée”, ça fait réfléchir.

Le piéton quant à lui, reste perplexe. Il hésite encore. Trottoir de droite, trottoir de gauche ?

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Endroit idéal pour un ravalement de façade.

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