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Archive for août 2012

Monument Valley se trouve à la frontière de l’Utah et de l’Arizona, à l’intérieur de la réserve Navajo. Le site, décor naturel de dizaines de films-culte (à commencer par ceux de John Ford), symbolise à lui seul le mythe du Far West. Géologiquement, il s’agit d’un plateau érodé où ne subsistent que des « buttes-témoin ».

(de gauche à droite, les « mitaines » : West Mitten, East Mitten et Merrick Butte)

 « Avec tact, les trois buttes se sont installées aux angles d’un triangle qui permet de les embrasser du regard dès qu’on arrive sur le site. L’harmonie est parfaite. Ce n’est pas un hasard si Merrick Butte n’est pas une mitaine. Il faut voir dans son absence de doigt une preuve de l’intelligence naturelle. Trois mains dressées dans le même espace eussent été ridicules. La répartition des buttes semble pensée. Si vous intervertissez Merrick et East Mitten Buttes pour placer cette dernière dans l’alignement de West Mitten, vous obtenez une symétrie grotesque. La juxtaposition de deux paluches énormes ne pourrait satisfaire que des esprits maniaques.

Le temps et l’érosion, architectes bénévoles de cette construction, ont eu le crayon infaillible. Le premier coup d’œil sur Monument Valley convoque l’idée de perfection. Perfection dans les lignes et les couleurs, perfection dans les proportions et les éclairages. Quel que soit le moment de la journée, quelle que soit la saison ou la météo, le site est tiré à quatre épingles et porte avec élégance un ciel d’orage ou un azur immaculé  » (extrait de « Monument Valley », roman inédit, cité avec l’autorisation de l’auteur).

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La « Forrest Gump Road » : l’US 163, de Mexican Hat à Monument Valley.

Jeune mustang dans Monument Valley.

Merrick Butte

Mitchell Mesa

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 A Santa Fe, comme partout aux Etats-Unis, les églises sont nombreuses.

En voici quelques-unes, sans oublier la célèbre Cathédrale St Francis photographiée au soleil couchant.

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Fondée en 1610 (soit dix ans avant l’arrivée des Pères Pélerins de Plymouth), Santa Fe, capitale du Nouveau-Mexique (patrie d’adoption de J.M.G. Le Clézio), est une des plus anciennes villes des Etats-Unis d’Amérique.

Avec ses constructions en adobe, hérissées de poutres d’où pendent (pour une vision de carte postale) des grappes de piments rouges, la ville a conservé, dans son architecture, l’esprit et le raffinement de ses fondateurs espagnols (raffinement tellement peu partagé par les populations indigènes que les conquistadors durent recourir au travail forcé pour les persuader de construire la ville).

Ville d’art, criblée de galeries et de boutiques de luxe, elle dégage également un parfum de « thunes » si fort que les commerçants, dans un sursaut de pudeur, prennent souvent la peine de masquer les étiquettes de prix dans les vitrines.

De Vargas Street House :
l’une des plus anciennes maisons des Etats-Unis, construite aux environs de 1646.

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Situé près d’Alamogordo, Nouveau-Mexique, à 300 kilomètres au sud de Santa Fe, White Sands National Monument est une vaste étendue de dunes blanches offrant au regard un décor à mi-chemin entre désert et paysage de neige.

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A l’échelle humaine, c’est une formation jeune, puisque datant de 7000 ans seulement. Au départ, des cristaux de gypse, balayés, roulés, concassés en minuscules particules par des vents particulièrement violents au printemps. Le résultat est étonnant, sublime, et une balade au lever ou au coucher du soleil dans cette blancheur immaculée, à peine ourlée d’ombres légères que projettent les crêtes, est une expérience unique, inoubliable.

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Bisbee, Arizona

A une quarantaine de kilomètres au sud de Tombstone, Bisbee. Une ville étonnante (quoique sans charme), aux environs défigurés par d’anciennes carrières de cuivre à ciel ouvert.

Deux ou trois rues, bordées de commerces, et une périphérie où s’enchevêtrent des semi-constructions hétéroclites, délabrées jusqu’à l’effroi et où s’entasse une population miséreuse, immigrée du Mexique tout proche.

« Bisbee, ville d’art », proclament quelques panonceaux, promesse que s’efforcent de tenir murs et façades.

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Aujourd’hui, Tombstone, capitale de l’Ouest mythique, n’est ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.

Régulièrement ravagés par des incendies dans les années 1880, les maisons, les hôtels, les saloons ont toujours été reconstruits à l’identique, aux mêmes endroits. Ainsi pourrait-on croire en débarquant sur la grand-rue, interdite à la circulation automobile, que rien, ici, n’a changé depuis le temps de Wyatt Earp et Doc Holliday.

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Pour renforcer cette impression, on a fixé, un peu partout, des plaques commémoratives évoquant les lieux où ont vécu (et où, parfois, sont tombés sous les balles d’un tireur plus rapide) les héros de l’Ouest.

Conciliant leur devoir de mémoire et leur sens du commerce, les locaux ont tout mis en œuvre pour que l’illusion soit parfaite. Tous les jours, aux heures ouvrables, des cowboys fonctionnarisés et des élégantes en costumes XIXème arpentent les rues et s’exhibent devant les objectifs des touristes.

Pour quelques dollars, des diligences plus vraies que nature, trimbalent des familles entières, rigolardes et fascinées par le commentaire bien rôdé que débitent des cochers à la sueur très photogénique.

Pour quelques dollars de plus, on peut revivre dans des décors de carton-pâte, derrière de hautes palissades de bois (à l’abri du regard des radins), la célèbre « gunfight » de OK Corral.

Tout ça, bien sûr, a un petit goût frelaté mais le soleil, la chaleur écrasante, les cactus et la poussière sont cent pour cent authentiques.

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La maison en adobe où j’ai séjournée à Tucson.
Ce matin, départ pour Tombstone à une centaine de kilomètres au sud.

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