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Archive for novembre 2010

Initiale F.

Aurais-je un problème d’identité ou alors un ego plus important que je le croyais ?

Rien de tout cela. Il s’agit simplement d’apprécier les beaux ouvrages, anciens ou plus récents, de les rechercher dans les chines, brocantes et autres vide-greniers.

 Ces monogrammes m’ont tous été offerts par Nicole.

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Ultimes

Abimées par la pluie, torturées par le vent, elles résistent et revendiquent encore, pour un temps, leur place au jardin.

Mais il y a urgence, ce sont les dernières. Faut couper, ne pas hésiter si on veut en profiter encore un peu.

La maison s’embellit alors de leurs pétales malmenés.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

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Petite broderie destinée à ma cousine Michèle, pour son anniversaire.

Toile de coton écrue, brodée avec un fil de coton, marque “Anchor” n°78 et 88.

Modèle de couronne proposé par “le tric et le croc d’Isazabelle”.

 

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Coup de coeur

On me dit que j’ai l’œil.

C’est vrai ;  je traque souvent “l’objet”, caché, là, dans le fouillis du déballage des brocanteurs.

C’est faux ; en fait, ce sont eux, les objets, qui  vous font signe. Ce sont eux qui vous font de l’œil.

Elle était là, posée sur le trottoir, flanquée d’une multitude de vieilleries hétéroclites, plus ou moins déglinguées. Pas moyen d’y échapper, de faire semblant, de faire comme si…

Manège de la chineuse avertie :

Un premier passage. Mine de rien. Ne pas faire “l’intéressée”.

De toute façon… qu’est-ce que j’ai besoin d’une fontaine ? Pour la mettre où ? Sur le mur du fond ? Pas question…

Et puis c’est trop cher, c’est toujours trop cher.

Quoique. En y regardant de plus près…

Un deuxième passage.

Ça y est, je suis repérée.

On négocie encore un peu, pour la forme. Mais aucun doute, elle est pour moi, je le sais. Le vendeur aussi.

 

 (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

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Zimmer

Quatre-vingt-deux ans, c’est l’âge du narrateur de ce monologue de soixante-dix pages. Soixante-dix pages de férocité, de déclarations acerbes, d’uppercuts. Pas de fioritures, pas de détour, il dit tout, le vieux, toute sa rancœur, sa haine, sa vision du monde, la Shoah, sa Shoah.

Dès l’ironie mordante des premières lignes, on sait à qui on a affaire : « D’un point de vue strictement juif, je n’ai jamais été plus détendu qu’après Auschwitz. (…) D’un point de vue strictement juif, on ne m’aura jamais oublié avec autant de prévenance qu’en ces jours glorieux ».

Regard lucide, il n’épargne rien ni personne, pas même sa communauté.

Formidable idée de prendre pour narrateur ce vieillard aigri, cynique, lucide, impertinent et bavard.  Il n’a plus rien à perdre, il peut tout dire, tout faire et… ne s’en prive pas.

Au fil des pages, on sourit, on rit (jaune) même parfois devant tant de méchancetés et de vérités.

«  Zimmer  » est publié chez Allia. C’est le premier livre d’Olivier Benyahya, né en 1975.

Le comédien Maurice Garrel a donné des lectures publiques de « Zimmer » au mois de mai 2009, au petit théâtre des Mathurins à Paris.

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Séminaire (suite)

Je ne sais pas vous, mais moi, j’aime les surprises. De celles qui vous cueillent à froid et vous laissent « tout chose ».
Pour une belle surprise, y pas à dire, c’est réussi.

« Colette décrit une chapelle du Saillant, dans un de ces livres. C’est tout près d’ici », murmure-t-on autour de la table, à Castel Novel.

Faut y aller.
Prendre congé au plus vite. Café, s’il vous plaît !
Gagner du temps sur la lumière, pour le coup d’œil, pour les photos.

C’est tout près, c’est vrai, dix kilomètres.
Le Saillant : son pont du XIIème siècle, son château et sa chapelle (XIVème-XVIIème).

Pas facile à trouver, petite, coincée entre deux maisons.

Pas un chat, pas un quidam.
C’est pas fermé, j’espère ; manquerait plus que ça, un dimanche !

Je pousse la porte.
Et là, le bleu… Le bleu vous accroche l’oeil dès l’entrée, vous hypnotise.
Je suis venue pour eux : les vitraux de cette petite chapelle du Saillant, les vitraux de Marc Chagall.

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

NB. Colette, qui a décrit cette chapelle, n’a pas connu les vitraux de Marc Chagall, une de ses dernières œuvres datant de 1979.

En écrivant ce post, j’écoute « Riverside » une chanson d’Agnès Obel, recommandée par Philippe de Gris-bleu. Cette mélodie simple et douce m’a joliment accompagnée.

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