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Sur le plateau

Balade en Limousin dans le parc naturel régional des Millevaches qui répartit ses 1800 km² entre la Corrèze, le sud de la Creuse et l’extrême sud-est de la Haute-Vienne.

L’étymologie de son nom reste contestée (cf. Wikipedia), mais le décompte des bêtes à cornes n’est pour rien dans la dénomination. Parmi les diverses origines avancées, la plus généralement admise est celle qui y voit le plateau des milles sources (mille vacca).

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Pont de Senoueix sur le Thaurion.

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Pays de l’eau, du hêtre, du pin Douglas, de la lande à bruyère et de la tourbière (e.g. tourbière de Longeyroux), le plateau des Millevaches est aussi l’habitat naturel d’une faune variée, dont la loutre d’Europe qui est devenue l’emblème du parc et qui figure sur le logo officiel.

Lande à bruyères.

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La tourbière de Longeyroux, vieille de 8 000 ans, aux sources de la Vézère.

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Le pont « La pierre ».

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Vaches limousines.

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La poudre noire

C’est au VIIIème siècle que les Chinois découvrent la poudre noire, mélange de salpêtre, de charbon de bois et de soufre. Les archers l’utilisent pour augmenter la portée de tirs des flèches, provoquer des incendies et enfin célébrer leurs victoires.

C’est au XIIIème siècle que Marco Polo aurait ramené cette fameuse poudre en Europe.

En 1615 est tiré un premier feu d’artifice en France, pour le mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche mais à cette époque, pas de couleurs dans le ciel, seulement du blanc, du doré et de l’argenté.

C’est à partir du XVIIIème que les feux d’artifice font vraiment leur apparition. Ils sont de plus en plus fastueux et des décors géants sont spécialement fabriqués pour chaque spectacle. C’est ainsi que l’on est passé de l’art de la guerre à l’art de la fête.

Au XIXème, la fabrication artisanale des feux devient alors une véritable industrie de la pyrotechnie.

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Gauloiseries

Un vaste pré, oppidum improvisé au sommet d’une colline préventivement fauchée, des meules de foin parallélépipédiques disposées en cercle pour délimiter l’arène et servir de sièges ou de protection pour les spectateurs, une large promenade courant tout autour et bordée de tentes, de chapiteaux, de dais, tel était le décor des « Journées gauloises » de Saint-Gence, petit village de Haute-Vienne, berceau revendiqué des Lemovices dont la capitale régionale, Limoges, située à quelques kilomètres, tire son nom après que la ville, fondée par les Romains aux environs de 10 avant JC, se fut un temps appelée Augustoritum (le gué d’Auguste), laquelle – selon la tradition – aurait été édifiée sur les bases d’une implantation celte plus ancienne (Rita).

Ces « Journées gauloises » se sont déroulées les 2 et 3 juillet. Au programme, expositions, conférences, banquets gaulois et reconstitutions en costumes d’époque.

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Séjour rétais

La semaine du 11 au 18 juin n’était pas forcément le meilleur choix pour un séjour sur l’île de Ré. La précédente avait été radieuse et Météo France nous promettait l’été pour la suivante. Mauvaise pioche ! Comble de l’ironie, on avait réservé à La Flotte, ce qui nous valut quelques sourires et plaisanteries faciles de la part de notre entourage.

Confiants mais prévoyants, on était donc partis avec une provision de livres qui, dans le pire des cas, sauraient substituer les plaisirs de l’esprit aux joies des premiers coups de soleil.

Finalement, et n’en déplaise aux Cassandre qui, sur le continent, passeraient une semaine sous un ciel d’encre, l’influence du cycle des marées ménagea des embellies quotidiennes que l’on mit à profit pour de longues balades à pied ou bicyclette entre les vignes, les villages, les plages et les anciens marais salants transformés en réserve naturelle de centaines d’oiseaux.

Marée basse. Rues de la Flotte-en-Ré. Les baudets du Poitou.

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Réserve naturelle de Lilleau des Niges. Echasse blanche dans son nid.

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Balade dans les vignes.

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Les cagouilles.

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Purple rain

La glycine a laissé s’échapper ses chapelets,

Viennent les volutes violettes des clématites,

Tombe la pluie.

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Chercher des crosses

La saison s’avance mais on trouve encore des crosses de fougère à photographier et à déguster.

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Des gourmets, amateurs de nature, font la cueillette de cette plante sauvage, pourtant toxique pour l’homme et les animaux.

Bon nombre d’espèces de fougères sont protégées mais on peut ramasser la fougère aigle, faiblement toxique, que l’on trouve partout dans nos sous-bois.

Le taux de dérivés de cyanure augmentant avec la maturité, il faut choisir uniquement de très jeunes pousses de 10 à 15 cm. Elles se mangent cuites après une longue préparation pour enlever les toxines et le mucilage.

On les apprécie au Canada, on en raffole en Asie, au Japon, en Corée, aux Philippines où on les consomme fraîches ou séchées.

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De rouille et d’os

Les jardins de l’Évêché de Limoges mettent en scène, jusqu’au mois de septembre, les sculptures de Marc Petit, gigantesques personnages décharnés  aux doigts interminables et aux mains suppliantes.

Nul n’est prophète en son pays mais cette exposition de soixante-quatorze pièces monumentales en bronze vient contredire ce dicton.

Marc Petit, sculpteur de renommée internationale et désigné récemment « comme le plus grand sculpteur vivant » par le Magazine Miroir de l’Art,  nous donne à voir la vieillesse et la rudesse de la vie.

Mais à ceux qui ne voient que tristesse dans ses œuvres, Marc Petit répond : « Ce qui m’inspire ? L’écorce d’un arbre, la forme d’une main, ce que je perçois chez l’autre. Ma  sculpture se nourrit de vous, c’est un hommage à la vie ».

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