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Gauloiseries

Un vaste pré, oppidum improvisé au sommet d’une colline préventivement fauchée, des meules de foin parallélépipédiques disposées en cercle pour délimiter l’arène et servir de sièges ou de protection pour les spectateurs, une large promenade courant tout autour et bordée de tentes, de chapiteaux, de dais, tel était le décor des « Journées gauloises » de Saint-Gence, petit village de Haute-Vienne, berceau revendiqué des Lemovices dont la capitale régionale, Limoges, située à quelques kilomètres, tire son nom après que la ville, fondée par les Romains aux environs de 10 avant JC, se fut un temps appelée Augustoritum (le gué d’Auguste), laquelle – selon la tradition – aurait été édifiée sur les bases d’une implantation celte plus ancienne (Rita).

Ces « Journées gauloises » se sont déroulées les 2 et 3 juillet. Au programme, expositions, conférences, banquets gaulois et reconstitutions en costumes d’époque.

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Séjour rétais

La semaine du 11 au 18 juin n’était pas forcément le meilleur choix pour un séjour sur l’île de Ré. La précédente avait été radieuse et Météo France nous promettait l’été pour la suivante. Mauvaise pioche ! Comble de l’ironie, on avait réservé à La Flotte, ce qui nous valut quelques sourires et plaisanteries faciles de la part de notre entourage.

Confiants mais prévoyants, on était donc partis avec une provision de livres qui, dans le pire des cas, sauraient substituer les plaisirs de l’esprit aux joies des premiers coups de soleil.

Finalement, et n’en déplaise aux Cassandre qui, sur le continent, passeraient une semaine sous un ciel d’encre, l’influence du cycle des marées ménagea des embellies quotidiennes que l’on mit à profit pour de longues balades à pied ou bicyclette entre les vignes, les villages, les plages et les anciens marais salants transformés en réserve naturelle de centaines d’oiseaux.

Marée basse. Rues de la Flotte-en-Ré. Les baudets du Poitou.

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Réserve naturelle de Lilleau des Niges. Echasse blanche dans son nid.

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Balade dans les vignes.

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Les cagouilles.

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Purple rain

La glycine a laissé s’échapper ses chapelets,

Viennent les volutes violettes des clématites,

Tombe la pluie.

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Chercher des crosses

La saison s’avance mais on trouve encore des crosses de fougère à photographier et à déguster.

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Des gourmets, amateurs de nature, font la cueillette de cette plante sauvage, pourtant toxique pour l’homme et les animaux.

Bon nombre d’espèces de fougères sont protégées mais on peut ramasser la fougère aigle, faiblement toxique, que l’on trouve partout dans nos sous-bois.

Le taux de dérivés de cyanure augmentant avec la maturité, il faut choisir uniquement de très jeunes pousses de 10 à 15 cm. Elles se mangent cuites après une longue préparation pour enlever les toxines et le mucilage.

On les apprécie au Canada, on en raffole en Asie, au Japon, en Corée, aux Philippines où on les consomme fraîches ou séchées.

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De rouille et d’os

Les jardins de l’Évêché de Limoges mettent en scène, jusqu’au mois de septembre, les sculptures de Marc Petit, gigantesques personnages décharnés  aux doigts interminables et aux mains suppliantes.

Nul n’est prophète en son pays mais cette exposition de soixante-quatorze pièces monumentales en bronze vient contredire ce dicton.

Marc Petit, sculpteur de renommée internationale et désigné récemment « comme le plus grand sculpteur vivant » par le Magazine Miroir de l’Art,  nous donne à voir la vieillesse et la rudesse de la vie.

Mais à ceux qui ne voient que tristesse dans ses œuvres, Marc Petit répond : « Ce qui m’inspire ? L’écorce d’un arbre, la forme d’une main, ce que je perçois chez l’autre. Ma  sculpture se nourrit de vous, c’est un hommage à la vie ».

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Il est revenu le grand printemps.
Le sud s’est ouvert comme une bouche. Ça a soufflé une longue haleine, humide et tiède, et les fleurs ont tressailli dans les graines, et la terre toute ronde s’est mise à mûrir comme un fruit.
L’escadre des nuages a largué les amarres. Ça a fait un grand et long charroi de nues qui montaient vers le nord. Ça a duré ; à mesure, on sentait la terre qui se gonflait de toutes ces pluies et de la vie réveillée de l’herbe. Enfin, une belle fois, on a vu bouillonner le ciel libre sous la poupe du dernier nuage.
Il est resté pourtant une balayure de ciel et elle flotte, accrochée au clocher d’Aubignane comme un linge autour d’une pierre dans un ruisseau.
On est là ; on n’ose pas encore commencer la peine de printemps, prendre la bêche ou le sac aux semences, commencer ; on n’ose pas. Il peut pleuvoir encore, d’un moment à l’autre ; on est directement sous le halètement du grand nuage, et le jeune jour blond est encore tout tremblant d’éclairs
.

Regain – Jean Giono.

 

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Carnaval

Quelques portraits faits dans la grisaille et le froid lors du défilé carnavalesque, dimanche dernier.

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