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Carnets d’automne

Dans mon carnet d’automne, il y a l’odeur tiède et âcre des sous-bois, les tapis de bogues aux pieds des châtaigniers, l’amanite et la girolle.

L’averse y bouscule l’or et le carmin et, de page en page, consciencieusement, les grues cendrées calligraphient leur migration.

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grues_cendrées

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L’Aubrac

“L’Aubrac, on y est dans l’air.
Jamais je n’ai eu ailleurs un tel sentiment d’être au milieu de l’air.
Je ne sais pas : c’est le site sans doute,
Ses longs pacages nus, et pas un arbre,
A peine de loin en loin de curieux hérissons de basalte :
Des bandes de montagnes et des bandes de vaches qui vaquent sans chiens
Entre d’interminables cordons de pierres grises ;
Des vaches d’un blond quelque peu âcre de gentiane et de silex,
Et qui, avec leurs grands yeux charbonnés de mauvaises femmes,
Ont plus de regard que les autres vaches…
C’est cela, et puis surtout c’est ce cristal,
Ce goût cru du vent, d’herbes amères, d’eau de neiges, un goût d’espace…
Oui, ses clartés, ses solitudes…
Et ses rivières pavées où l’eau glacée de truites court sur des hexagones de basalte…
Difficile de dire…
Mais l’Aubrac !
Ah ! L’Aubrac !…”

Henri Pourrat

Cascade du Déroc. Vue d’en haut et au bas de la chute.

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Buron au lever du jour. Les sorbiers n’ont déjà plus beaucoup de feuilles.

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Ciels d’Aubrac

Buron au petit matin. Croix de la Rode.

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Taureau d’Aubrac.

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Rouge dalhia

Les dernières fleurs du jardin.

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Escapade bretonne

Dans le golfe du Morbihan.

Carnac

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Cimetière de bateaux sur l’ile de Berder.

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Lever du jour.

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Port de Saint-Goustan à Auray.

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Intérieur du cairn de la « Table des Marchand » – Site mégalithique de Locmariaquer.

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La maison du pêcheur – Saint-Cado.

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Arche de Port-Blanc – Presqu’île de Quiberon.

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Street art

“Tag”, “graffiti”, “street art”… Où finit la délinquance, où commence l’art ? Épineuse question puisque hormis autorisation spéciale, commande d’ordre institutionnel ou privé, ces divers modes d’expression s’exercent toujours dans l’illégalité. Quant aux frontières de l’art, on serait bien en peine de s’accorder sur leur tracé même si, s’agissant de « l’art contemporain » (où tout semble permis et dont se réclament souvent les adeptes de ces pratiques), on serait tenté de citer cette formule de Raphaël Enthoven : « l’art contemporain est le théâtre d’une étonnante inversion au terme de laquelle il est plus facile d’être artiste que spectateur. » (Matière première, Gallimard 2013, page 112)

Or s’il est bien difficile d’être le spectateur des immondes badigeonnages et des infâmes « tags » qui défigurent les murs de nos villes, il faut reconnaître qu’on trouve parfois – quoique dans d’infimes proportions – quelques œuvres d’une telle facture qu’elles forcent le respect des services d’entretien municipaux eux-mêmes.

Trois dessins de Chriistian Beatch.

Portrait de Georges Guingouin, héros de la résistance limousine, sur un pont de Limoges qui porte son nom.

Portrait signé « Insomnia ».

Deux peintures de Guaté Mao. Cliquez ici pour voir d’autres œuvres de cet artiste, dans différentes villes.

Se mettre au vert

Le nez dans l’herbe.

fougere

coleoptere

sauterelle

Flamme

… « Le coquelicot dresse dans les champs sa fleur sauvage et frêle, résistante et singulière, que personne n’a plantée, dont la flamme parcourt les champs comme un message. »

Marcel Proust – Jean Santeuil.